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Amélios Miroku
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Dim 27 Juil 2008 00:40 |
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| Blondie |
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Inscription: Jeu 19 Oct 2006 19:22 Messages: 202 Activité: Urologue
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[^^ désolée je serai plus présente ^^]
Une rue grise et sinistre, deux rues grises et sinistres.... trois, quatre, cinq, quinze, vingt, quarante..... Amélios avançait d'un pas décidé mais semblable à un lion en cage il ne trouvait aucune issue dans ce mouroir... Mais comment avait-il pu en arriver la, s'il avait sût que sauter son supérieur le conduise la... Et encore, il s'attendait à un retour de bâton... Mais là franchement il ressemblait à un arbre en fleur en plein champ de guerre.
Des âmes lascives et sans réelle vie le suivaient du regard, certaines s'approchant, curieuses, d'autres le fuyant, les murmures le hantaient et les claquement de portes et grincement de volets sous son passage lui glaçait le sang.
A droite ? A gauche ? Tout droit ? Il avait tenté deux trois fois de demander son chemin, mais à quoi bon, la plupart, terrorisés dès qu'il s'approchait se mettaient à le supplier ou à l'insulter férocement sans jamais qu'il n'obtienne de réponse à ses questions.
A force de tourner et de retourner Amélios atterrit sur un carrefour... Encore un dilemme... Quel chemin n'avait-il pas encore prit ? Etait-ce celui la tout noir ? Ou celui là gris ? Ou encore celui là labas, particulièrement sombre... Nerveusement il se passa la main dans ses magnifiques cheveux électriques, songeur il ferma ses yeux un instant comme si les rouvrir suffisait à lui donner la réponse... A croire que oui. Frémissant légèrement d'un dédain certain il observa Jun.
*De quel droit se permet-il de me tutoyer...*
Amélios l'écouta, silencieusement, il commençait a avoir mal aux pieds avec ses imposantes cuissardes tout aussi blanches que ses vêtements.Il le regarda longuement, réfléchissant, certes en temps normal son instinct de blondie aurait fait que le Jun serait mort aussitôt qu'il aurait croisé son regard, par pure vengeance mais après tout, s'il était parti sans le tuer, pourquoi le faire maintenant, d'autant plus que visiblement, il s'était déplacé pour lui... Très lentement il fouilla dans sa poche et sorti un papier qu'il lui tendit, c'était son titre de propriété avec l'adresse en question, tout aussi vague et sinistre que ces lieux.
Il fouillait son esprit, il voulait savoir ce que ce pet pensait, orgueil indéfinissable qui constitue l'âme entière des blondies face à un humain...
*Plus d'argent.... Largement de quoi subvenir à ses moyens mh....*
Amélios se tut, le suivant silencieusement, cela dit, il n'avait aucunement l'intention de laisser partir son plan si rapidement de chez lui... Quand au rabatteur, lui il n'en avait que faire.
_________________ Sonne le glas de ces mondes factices Sonne le glas de ces mondes intangibles Mes pensées tanguent, tes lèvres pourpres... [Moi Dix Mois : Front et Baiser]
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Jun Umino
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Ven 8 Aoû 2008 09:50 |
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| Non Citoyen |
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Inscription: Ven 13 Oct 2006 20:08 Messages: 77 Activité: Musicien, Chanteur
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Jun attendait sans ciller. Il contemplait Miroku qui semblait à la limite de l’attaque cardiaque, ou de la dépression si il en était. Un peu amusé il ne releva pas l’expression de dédain de son adversaire et se contenta de lui montrer un petit sourire qui ourla le haut de sa lèvre. Le moins qu’on pouvait dire c’est que le blondie était très loin de passer inaperçu. Habillé tout de blanc il se découpait un peu trop clairement sur les murs délabrés de Seala. Ca ne lui déplaisait pas, bien au contraire mais il doutait que les membres de la rébellion apprécient plus que ça ce manque flagrant de discrétion. Quoique, ils risquaient plutôt de l’apprécier finalement, une fois une balle de calibre 9 collée entre les deux yeux.
Plongé dans ses pensées, il fixa un instant le bout de papier que lui tendit le blondie. L’humain considéra un instant l’objet puis s’en saisit. Ses yeux parcoururent les quelques lignes jusqu’à trouver l’adresse en bas de la page. En tout cas c’était loin d’être les pires logements. C’était même le contraire. Niveau déco ça laissait à désirer mais n’importe quel humain aurait bien tué pour obtenir un toit comme celui-là. Cependant, il savait également qu’un blondie ne pourrait apprécier le confort plutôt rustique du lieu. Il n’y avait qu’à voir la tour d’Eos pour comprendre. Ils passaient leur temps dans le luxe et le confort. Même pas foutu de lever le petit doigt pour se faire à manger. Il y avait fort à parier qu’il ne savait rien faire en dehors de se prélasser dans le luxe. Et les métiers qu’ils exerçaient n’étaient sans doute pas de première nécessité.
Jun prit la direction du logement de Miroku en l’invitant à le suivre d’un signe de tête. Et puis soudain il ressentit une certaine gêne qu’il ne pu vraiment expliquer. Une fenêtre de sa mémoire s’ouvrit sur l’une des nombreuses capacités de son ancien maître. Un soupir franchit la barrière de ses lèvres. Il détestait ce geste orgueilleusement blondie. Un peu tendu il sortit son paquet de clope et s’en alluma une avant de lancer d’un ton particulièrement glacial.
« Je ne saurais trop te conseiller d’arrêter de lire dans mon esprit, j’ai horreur de ça. Si tu as des questions posent les moi, je ne suis pas du genre à avoir de secret. »
Réaction plutôt surprenante si il en était. Mais son ancien maître avait exacerbé en l’humain quelque capacité ce qui lui permettait entre autre de sentir si quelqu’un s’introduisait dans son esprit. Oh bien sûr ça s’apparentait à une légère douleur, mais Jun l’interprétait comme tel. Et vu que jusqu’à maintenant il n’avait pensé qu’à Dimitri autant lancer le débat là dessus pour faire passer le temps qui se faisait décidément trop long.
« Et puisque nous en sommes à révéler mes pensées. Oui je n’ai plus un rond parce que les assassinats se font rares en ce moment. Et je n’ai pas envie de péter un plomb à cause du manque. Aux dernières nouvelles je t’exaspère plus qu’autre chose alors je ne vois pas l’intérêt que tu trouves à me trifouiller le cerveau. »
Point final, l’incident était clos. Jun n’avait aucun besoin de lui parler de Dimitri puisque de toute façon l’autre avait sans doute déjà tout trouver dans son esprit. Les mains dans les poches, l’attitude nonchalante, l’humain tourna dans une rue en accélérant le pas, sans se soucier du mal de pied de son très cher blondie fouineur. Puis après quelques minutes supplémentaires, ils arrivèrent enfin au lieu de résidence de Miroku. Jun détailla d’un œil vide le bâtiment qui était en moins piteux état que les autres. Proches du centre l’autre ne devrait normalement manquer de rien durant son séjour ici. De toute façon l’humain n’en avait strictement rien à faire. Le blondie n’était plus son problème à présent. Il allait errer jusqu’à ce que Dimitri lui tombe dessus et le fasse sien pour toujours. Cette pensée lui arracha un frisson entre excitation et dégoût. Il était loin d’être aussi beau que Amélios parce que plus anguleux, mais le rabatteur avait son charme. Se retournant vers le blondie il le toisa avant de lancer :
« Te voilà maintenant chez toi. Tu m’excuseras de ne pas rester, mais j’ai à faire. Je te souhaite bien du plaisir. »
Cette dernière phrase avait été dite avec une ironie certaine. Ses bras faméliques entourant son torse trop maigre, Jun lâcha un petit rire avant de s’éloigner sourire aux lèvres. Une fois dans l’ombre d’une rue parallèle, l’humain s’arrêta et s’appuya contre le mur avant de se laisser glisser par terre. Une nouvelle clope histoire de se rendre encore plus malade. Il n’était qu’un chien galeux parmi tant d’autres. Sa vie n’avait strictement aucun intérêt et sans doute que ce cher Dimitri ne manquerait pas de profiter de sa faiblesse d’esprit. De toute façon avec ce qu’il se faisait subir il n’avait pas beaucoup de chance de survivre plus de quelques mois.
L’humain ne se voilait pas la face, sous ses doigts il sentait ses côtes poindrent. Son endurance bien que grande ne l’était plus autant. Cette impression était étrange, comme si la mort planait en permanence au dessus de lui. Mais c’était loin d’être étonnant avec tout ce qu’il se faisait subir. Renversant la tête en arrière il laissa la fumée s’échapper d’entre ses lèvres. Plus que quelques mois, et tout serait enfin terminé…..
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Amélios Miroku
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Ven 8 Aoû 2008 20:54 |
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| Blondie |
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Inscription: Jeu 19 Oct 2006 19:22 Messages: 202 Activité: Urologue
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Ainsi donc il le ramenait ? Bien... Ceci eut le don de calmer les nerfs à vifs de Monseigneur Miroku. Le suivant silencieusement il regardait autour de lui, cherchant à mémoriser même si personnellement il ne voyait pas la moindre différence entre un toit gris sur fond gris et un mur gris sur le même fond gris sans intéret. La douleur de ses pieds épuisés de ses cuissardes imposantes faites pour le centre ville et non la marche commençait à le titiller sévèrement et il avait beau être doté d'une plus grande résistance qu'un humain, ce genre de petites choses étaient malheureusement aussi agaçante pour un humain qu'un être supérieur.
Au milieu du chemin il ne se gêna pas pour lire dans les pensées de Jun et il sursauta lorsqu'il l'entendit protester, depuis quand un humain avait ce genre de capacité, surtout drogué à mort comme celui-ci. Cela dit, cachant sa surprise il se contenta de le regarder irroniquement, il était un être dominant et il n'avait aucunement le besoin d'obéir à ce jeune humain, d'autant plus qu'il n'aurait cas s'y prendre plus discrètement la prochaine fois, voilà tout. Amélios écouta Jun lui dire ce qu'il savait déjà d'un air un brin distant, les problèmes d'argents, devoir appartenir à quelqu'un pour s'en sortir, au final, ils n'étaient pas si différent que ça les uns des autres, les plus faibles blondies et les plus bas de rang cherchent à se marier avec leurs supérieurs et ainsi de suite, tout le monde est exclave de tout le monde au final... Après tout, lui aussi un jour il serait bien forcé de se "vendre" au plus offrant, faute de trouver avec qui aller... Amélios n'avait rien d'un homme stable et fidèle, il aimait les comportements humains et son indépendance.
Une fois arrivés Amélios esquissa un faible sourire un brin désemparé devant la vue de sa "demeure", certes il savait que ce n'était qu'une question de temps avant de rentrer chez lui mais tout de même la transition était dure. Lorsqu'il était chez Jun c'était différent, mais là, seul, la chose allait être différente. Cela ne loupa pas, à peine arrivé, Jun le laissa repartant faire son petit bonhomme de chemin. Il farfouilla dans ses poches, récupéra les clefs et ouvrit la porte retrouvant à l'intérieur ses cartons, peu motivé à les défaire, ça signifiait pour lui considérer vraiment cet endroit comme le sien et il n'en avait pas la moidre envie, quand bien même se fut un des endroits les plus luxueux de la ville.
Il fit à tout casser trois quatre pas "chez" lui et en ressorti aussi sec, il marcha dans la rue et vit Jun pas si loin que ça affalé dans un coin, une traditionnelle clope à la main. Allez savoir pourquoi il revenait vers lui ? Sans doute parce qu'il demeurait la seule personne qu'il connaisse dans le coin, certainement aussi parce qu'il en avait vu plus que nécessaire du physique du jeune humain et réciproquement... Quelque part, Amélios se sentait un peu moins pommé auprès de lui.
"Viens avec moi... Si c'est uniquement une question de fric j'sais pas cuisiner, si t'en sais un minimum dans le domaine j'te paye sans problème... Et mon offre de venir avec moi après tient toujours... Jun."
Il était un brin nerveux, allait savoir, impressionné par un simple mortel sans don ? Plutôt complètement dépaysé, quand à cette histoire de cuisine, Amélios savait plus que bien cuisiner, étant très exigent sur sa nourriture il avait toujours préféré se la faire, mais bon, il voulait "garder" Jun et il ne voulait pas que cela passe pour de la pitié.
"ça te coutera toujours moins cher que d'appartenir à un vulgaire rabateur le restant de tes jours non ?"
Il attendit calmement devant lui, le regardant attentivement, le laissant prendre une décision, Amélios pour un blondie était plutôt pacifique, pas le genre à embarquer de force, il avait horreur qu'on crie, après en bon blondie qui se respecte, évidemment, il ne fallait pas l'énerver, sinon il était tout ce qu'il y a de plus anarchique, une bombe nucléaire roulant sur un fil tendu.
"En plus il fait nuit noire..."
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Jun Umino
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Ven 8 Aoû 2008 21:59 |
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| Non Citoyen |
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Inscription: Ven 13 Oct 2006 20:08 Messages: 77 Activité: Musicien, Chanteur
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Jun était là dans la rue, observant le ciel miraculeusement étoilé, se demandant combien de temps il allait encore vivre ainsi. Quelque part il savait que appartenir à Dimitri ne changerait pas les choses. Cette vie serait éprouvante au même titre de celle qu’il menait aujourd’hui. Non, finalement sa vie ne serait pas prolongée. Lascivement il fixa la fumée grise s’envoler. Il était un peu morose. Les vapeurs de la conscience le taquinaient. D’ordinaire il y avait la drogue, pour feindre de vivre, pour oublier ce qui le rongeait depuis toujours. Il n’y avait aucun avenir pour quelqu’un comme lui. Comme tous les humains d’ailleurs. Ce n’était que de la prostitution de masse pour apprécier quelques secondes une bouffée de ce qu’était le mot liberté. Mais au final, cet échange de bons procédés n’en était pas un. Juste un leurre lancé par la masse dominante, celle des blondies. Toute cette vie n’était qu’une vulgaire illusion, sans saveur ni sens. L’humain se savait faisant partie d’un rouage qui n’aurait jamais de fin. Du moins il serait mort avant de la voir.
Finalement sa vie était bien triste. Il était triste. Triste de voir à quel point il pouvait être une épave. Un instant il songea à rester dans cette rue jusqu’à ce que le froid l’emporte. S’endormir pour ne plus jamais se réveiller. Mais il était trop lâche. Voilà pourquoi un an c’était passé sans que rien ne change. Sans jamais dévoiler à qui que ce soit le Jun qu’il fut autrefois. Non, pas autrefois. Celui qu’il n’avait pu être, car il n’était jamais né. Cette pensée lui arracha un sourire mélancolique. Il n’avait jamais pu exister comme être à part entière. Objet de son ancien maître, il le serait pour le nouveau. Et entre ça, il n’y avait que l’errance entre deux états. Le purgatoire des vivants.
Glissant ses doigts sur son front laiteux, puis dans sa chevelure, son regard scruta le vide. Dans un geste étrange, il étendit la main devant lui, comme pour saisir cette impalpable vie. Une lueur de tristesse glissa dans son regard. Heureusement que personne n’était là pour le voir ainsi. Il songeait que la folie attendait ceux qui réfléchissaient trop sur ce monde. Vivre sans perdre de temps, précipiter encore et encore les choses, jusqu’à être prit dans le tourbillon de l’oubli. Il n’y avait plus de droit de regard sur la condition des humains. Ils devaient vivre sans se poser de questions. Obéir, baiser, puis enfin se reposer. Et c’est là que viennent les cauchemars. L’homme était un être faible. Et les blondies sans doute esclaves de ce temps et de cette société aussi.
Un bruit de pas dans la ruelle.
Jun tourna la tête. Miroku se tient là dans la ruelle. Il l’observa. Ses lèvres laiteuses s’ourlèrent et laissèrent s’échapper quelques paroles. L’humain le regarda sans vraiment comprendre. Le payer pour faire la cuisine. « Aurait-il l’intention de se suicider ? » songea t-il ironiquement. Et puis une autre phrase, et là Jun tourna la tête pour le regarder. Ce fut la première fois depuis longtemps qu’il montra son vrai visage. Une mélancolie sans bornes se mêlait à la résignation dans ses prunelles d’émeraudes. C’était le Jun qui se cachait derrière la drogue, et celui que le blondie n’aurait pas l’occasion de voir avant longtemps. Un temps se passa, et l’humain ouvrit la bouche.
« Cette vie est mon purgatoire. Te servir ou me donner à Dimitri ne changera jamais ce que j’éprouve intérieurement. Et même si la situation que tu me proposes est plus douce au regard de beaucoup, il n’empêche que je feindrais toujours de vivre…… »
L’humain lança au blondie un regard désabusé avant de se figer dans l’ombre, tel une statue de cire. Son esprit allait à mille à l’heure contrairement aux autres jours ou il s’anesthésiait volontairement. Un soupire franchit ses lèvres roses. Ses iris roulèrent droit dans celle du blondie, un sourire compatissant sur le visage.
« Mais je te dis ça, tu ne dois pas vraiment comprendre. Vous autres blondies êtes esclaves d’autres choses que nous, humains, nous ne pourrions soupçonner. Finalement nous sommes tous semblables, à des niveaux différents bien sûr. Cependant, rien ne changera le fait que nous sommes prisonniers. Nous feignons la liberté en bons petits soldats que nous sommes. Tout ça n’a aucun sens….. »
Pour un peu, Jun en aurait presque chialé comme un gosse. Ce qu’il ne fit pas bien sûr. Il détestait tout particulièrement ces moments de conscience comme ce soir. Cette impression dérangeante de se montrer à nu. De révéler ce qu’il y a de plus profond en lui. Cette amertume de la vie, ce dégoût profond pour ce qu’il est devenu, et pour cette vie sans but et insensée. Fébrilement, l’humain s’alluma une nouvelle cigarette. Oublier, c’était tout ce qui lui restait. Jun considéra un instant la proposition du blondie et lâcha un doux rire à sa dernière réplique. S’aidant d’une main, il se redressa puis se leva. Marchant d’un pas tranquille il vint se mettre face au blondie, soutenant son regard d’un azur profond.
« Mais entendu, je vais venir avec toi. Même si je ne garantie pas l’excellence de ma cuisine. »
Jun considéra qu’il en avait assez dit sur lui. Il ne voulait pas créer d’inimité entre Miroku et lui. L’humain savait qu’il n’aurait qu’à fermer sa grande gueule pour avoir un peu la paix. Il songea un instant à son ancien maître, et ce que celui-ci c’était évertué à lui faire subir. Inconsciemment il frappa la pointe de son pied gauche par terre, pour vérifier que sa jambe répondait toujours bien. Est-ce que les choses allaient demeurer ainsi. Ne jamais être considéré d’égal à égal. Toujours se battre pour qu’on l’entende. De toute façon, si pour cela il devait pousser Amélios dans ses retranchements, il le ferait. L’humain n’avait strictement plus rien à perdre. Son innocence il ne l’avait plus depuis longtemps. Tout ce qui lui restait c’était une certaine ténacité face à l’existence. On ne pouvait pas appeler ça vraiment de la fierté. Non, c’était plutôt de provoquer sans cesse des situations compromettantes pour lui et ceux qu’il côtoyait parfois, histoire d’enfin avoir la paix, qui s’avérait dans le langage commun, « éternelle ».
Alors il attendit que Miroku l’emmène avec lui. Lui, il se contentait seulement de fixer les étoiles qui parcheminaient ce ciel d’encre. La nuit était froide ce soir…..
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Amélios Miroku
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Dim 10 Aoû 2008 21:15 |
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| Blondie |
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Inscription: Jeu 19 Oct 2006 19:22 Messages: 202 Activité: Urologue
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Aucune différence ? Il fallait certainement être un humain, voir un ancien pet comme Jun, pour ne pas voir de contraste entre appartenir à un vulgaire rabatteur et appartenir à un blondie de haut rang, certes dans les deux cas la liberté se retrouvait plus que réduite m'enfin quitte à être cloîtré, autant que se soit avec des moyens suffisamment aisés non ? Pour Amélios, vivre avec un rabatteur revenait à se rabaisser sans nulle comparaison, il préférerait encore se faire sauter dessus par un brun... Enfin peu importe, Amélios eut un frisson à cette idée puis se resaisit, il était un blondie, ce genre de chose n'arriverait jamais, de même que de vivre avec un rabatteur, non mais quelle idée saugrenue, vivre ici n'avait pas du arranger le cerveau de cet humain... Pourtant, avec tout ce qu'il consommait comme drogue, il paraissait tout de même bien lucide, complètement dans son univers certes, mais lucide.
Un épuisement ? Amélios arqua un sourcil détaillant l'humain qui semblait torturé au fond de lui même d'un avenir incertain et d'une mort languissante des plus douloureuse. Et si jamais on le laissait ici ? En viendrait-il aussi à péter un plomb de la sorte ? Serait-il terreux, sale, une ombre décharnée parmis les autres... ? L'odeur de la cigarette le ramena sur Terre, et il le regarda se lever toujours aussi silencieux ses yeux se faisant plus vif à son approche, soutenant son regard sans pour autant se montrer agressif. Il venait avec lui ? C'était déjà un réel soulagement, Amélios n'avait que faire de la cuisine, d'ailleurs ce n'était pas dit qu'il touche à ce qu'allait lui préparer Jun avec son exigence tout à fait particulière, mais bon, au moins il ne serait plus seul dans cet endroit des plus sinistre.
"Entendu..."
Amélios reprit le chemin de sa "demeure" et ouvrit les portes montant les escaliers lascivement, il était au premier. Une fois dedans il poussa mentalement dans un coin de la pièce ses cartons au poids iréel tellement ils étaient chargés, Amélios étant quelqu'un de réellement maniaque de son physique et de son environnement, il ne partait pas de chez lui sans un "minimum" d'affaires.
"Fais comme chez toi, de toute façon, je ne considère pas cet endroit comme le mien... Il y a juste une exception qui me chiffonne, je ne t'ai pas autorisé à me tutoyer que je sache."
Tout en parlant il se baissa sur ses paquets en attrapant un qu'il posa lourdement sur une table, l'ouvrant du bout des ongles, contrairement aux trois quarts des blondies bien masculins, Amélios était assez efféminé et il possédait des ongles relativements longs et soignés. A l'intérieur il en sorti des ingrédients qu'il plaça dans le frigot dont, chose rarissime, des produits frais. N'osant pas imaginer dans quel état ça aurait été s'il n'avait pas rapidement retrouver le chemin de sa maison, il finit de placer ce qui restait dans les placards. Mentalement il ouvrit les autre en un crac explicite faisant littéralement exploser les fils qui les tenaient attachés, envoyant voler à droite à gauche les verres, les assiettes, les tissus, les coussins, en un rien de temps au final, la maison sembla des plus personnalisée. Jetant un oeil un peu plus satisfait à son nouveau cadre de vie Amélios redescendit les escaliers et ouvrit le garage dans un grincement des plus sinistre, envoyant valser de la même façon un immence et hors de prix canapé dans le salon, la télé assortit. Entrant dans "sa" chambre il ouvrit de même un autre carton changeant les draps, jetant littéralement ce qui était fournit avec, Monseigneur ne touchait qu'à la soie brodée d'or.
Il fit ainsi telle une tornade bleuté le tour de la maison débalant ses cartons, il lui en resta un assez gros qu'il déballa entièrement et péniblement, plaçant des alarmes partout autour des portes et fenêtres, jolis bijoux dernier cri des blondies. Une fois tout finit il se laissa tomber sur son canapé soupira largement, se faisant venir une bouteille d'eau au frais.
"Alors comment on fait ? Tu restes dans ta maison ou tu viens vivre ici ? Tu as faim ? Tu veux boire ? Désolé je n'ai pas de bière, je n'aime pas cela."
Les yeux mi-clos Amélios entreprit de retirer ses imposantes cuissardes habituellement d'un blanc immaculé, là légèrement grises de poussiere, grimaçant en les posant dans un coin. Il remonta ses jambes contre lui sur le canapé se massant douloureusement les pieds rougit par la marche excessive tout en avalant pratiquement complètement le contenu de sa bouteille d'eau.
Hésitant entre dormir, reprendre une douche ou tout simplement ne plus bouger d'un millimètre tellement il était épuisé, Amélios laissa Jun faire ce qu'il voulait comme il le lui avait dit, penchant la tête contre les coussins du canapé, ses imposants cheveux de soie bleue tombant dans le vide derrière lui, s'il n'avait pas cette légèrement douleure exaspérante, ça aurait été le pied, cas de le dire.
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Jun Umino
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Jeu 14 Aoû 2008 22:16 |
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| Non Citoyen |
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Inscription: Ven 13 Oct 2006 20:08 Messages: 77 Activité: Musicien, Chanteur
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Jun suivit sans dire un mot de plus le blondie. Prenant soin de regarder l’endroit où il se rendait il nota dans un coin de son esprit le premier étage de l’immeuble. Au moins si un jour lui prenait l’envie de faire une escapade il pourrait sauter sans trop craindre de s’écraser en bas. Quoique, l’idée n’était pas déplaisante finalement. Tirant une latte de sa clope il entra docilement dans l’appartement, étonné de voir autant de carton s’empiler ça et là. Quelques secondes passèrent puis les cartons se reculèrent et les objets bientôt volèrent en tous sens. L’humain fixa un peu goguenard le blondie. Bien, au moins il connaissait un autre de ses pouvoirs. La télékinésie était en tout point ce qu’il aimait le moins et le pouvoir qui était le plus répandue sur Amoï. Pas que cela le dérangeait plus que ça d’être immobilisé, mais Jun aimait conserver sa liberté de mouvements. Il ne fallait pas oublier qu’il était un loup solitaire et qui jamais on venait à trop l’enfermer et le contraindre, il devenait parfaitement imbuvable.
De toute façon même si Miroku avait le dessus sur lui, il ne ferait rien pour se montrer un minimum plus agréable. Il serait lui, point final. Et ce, malgré les colères du petit blondinet, qui ne l’effrayait pas plus que si il c’était s’agit d’un gamin capricieux. D’ailleurs en parlant de gosse, son hôte prit la parole et Jun le dévisagea un long moment essayant d’intégrer ce qu’il venait de dire. Ou plutôt se demandant si il avait bien entendu ce qu’il venait d’entendre. Croisant les bras, il lui jeta un regard dur, avant d’éclater de rire, puis de reprendre étonnamment vite son expression sérieuse. Agitant une main en l’air il finit par dire un brin exaspéré.
« Je ne me souviens pas avoir dit que je serais ton pet. Ou tu t’accommodes de mon tutoiement réciproque, ou je m’en vais. Après tout je n’ai rien qui me retient ici, pas même l’aspect « luxueux » de ta nouvelle demeure. » Anticipant la réaction du blondie il continua. « Et ce n’est pas en me menaçant à coup de télékinésie que tu me feras changer d’avis. Et navré de te dire ça, mais tu es loin d’être en position de force dans ce quartier. Enfin après c’est toi qui vois, si tu veux rester seul, ça ne me pose pas de problèmes. »
Jun avait la fâcheuse manie de toujours provoquer son entourage, mais avec ceci de différent qu’il n’avait jamais un mot plus haut que l’autre. D’un ton souvent égal, la provoque se teintait, la plupart du temps, d’un fond de plaisanterie. Du moins c’était perçu comme tel, et c’était sans doute la raison pour laquelle il ne c’était pas encore prit une balle entre les deux yeux. D’un sens de la répartie sans égal, et en particulier dans les situations difficiles, cet « humour » l’avait sorti plus d’une fois de très mauvais pas. Voilà pourquoi il ne craignait en rien les colères de ce cher blondinet, tout juste bon à effrayer les pets sans expériences. Le regardant déballer ses cartons jusqu’à ce qu’il se laisse littéralement tomber dans le canapé.
Intrigué, il le contempla ôter ses imposantes cuirasses puis lui demander ce qu’il comptait faire. Jun prit un air faussement interrogateur avant de répondre.
« Je ne sais pas. Ca va dépendre du temps que tu vas tenir avant de me foutre dehors. »
Laissant glisser un doux rire de sa gorge laiteuse, l’humain s’éloigna à la recherche de la salle de bain. Fouillant quelque peu, il trouva le « tube » de son bonheur. Un onguent. Puis se saisissant d’un gant de toilette, il se rendit dans la cuisine et glissa quelques glaçons dans un bol avant de revenir prêt du blondie. Posant le tout sur la table basse, il s’empara délicatement des pieds d’albâtres de Miroku. Jun n’agissait pas comme un esclave, mais plutôt comme un ami venu panser les plaies d’une de ses connaissances. Se saisissant d’un glaçon, il le passa délicatement sur les parties rougies de la peau de Amélios pour calmer quelque peu l’inflammation.
« Ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable, mais c’est de loin ce qu’il y a de plus efficace. »
Une fois cela fait sur les deux pieds, Jun les essuya avec le gant, avant de passer l’onguent pour calmer une fois pour toute la douleur. Une fois son « œuvre » accomplit, l’humain alla tout ranger. Il ne vivait certes pas dans le luxe, mais il aimait la propreté. Du moins celle qu’il pouvait obtenir dans un logement aussi délabré que le sien. Soupirant, il se laissa tomber dans un fauteuil et ses yeux disparurent derrière ses paupières bordées de noir. Bien qu’il n’en disait rien, sa santé lui sembla fragile tout d’un coup. Son t-shirt trop moulant révélait son effrayante maigreur. Son teint cireux laissait entendre qu’il ne dormait ni ne mangeait comme il convenait, surtout si on comptait vivre longtemps. Ironiquement il songea que ce n’était pas son cas. Personne ne le considérerait autrement que comme un pet, ou un inférieur. Lorsqu’il disparaîtrait Miroku trouverait quelqu’un d’autre. C’était ainsi. Un objet, sans vulgaire importance.
« Je me demande sincèrement ce qui te pousse à m’accepter chez toi. Quoique….tu ne dois pas avoir envie d’être seul ici. Cependant, je te souhaite de te trouver un meilleur « meuble » que moi. On parie ? Dans combien de temps je vais claquer tu crois ? »
Jun lança un regard désabusé à Miroku. Sa plaisanterie n’en était absolument pas une dans le fond. Enfin il ne se faisait pas d’illusion. Même les assiettes de cette maison avait plus de valeur que lui. L’humain détestait ces moments de conscience. Il lui fallait sa drogue pour oublier qu’il souffrait. Et se laisser dériver dans ce monde sans âme. Mouais, sans âme, comme lui quoi. Fixant le plafond, il attendit que le silence s’installe. Quelques instants de répit, voilà ce que lui offrait Miroku. Après quoi, il retournerait à sa non-existence.
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Amélios Miroku
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Sujet du message: Re: It hurts to breathe....[Amelios Miroku] Posté: Mer 27 Aoû 2008 11:28 |
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| Blondie |
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Inscription: Jeu 19 Oct 2006 19:22 Messages: 202 Activité: Urologue
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Epuisé de sa journée inoubliable -même s'il aurait donné n'importe quoi pour la rayer de sa vie- il avait fini de déposer ses objets dans son nouveau pied à terre, car c'était uniquement comme cela qu'il considérait ce logement, une bulle d'oxygène lui permettant de respirer. Lorsqu'il entendit Jun rire une fois de plus de ce ton imposant et qui avait le don de l'agacer il ne se retourna même pas vers lui, le laissant parler. Il n'en retint que le principal à savoir qu'il allait falloir qu'il s'habitue à être tutoyer... Ce fut à son tour à lui de rire mais finement, cela s'entendit à peine tellement il était épuisé, il n'avait nullement l'intention de se montrer violent avec Jun, non seulement il voulait dormir, mais en plus Amélios contrairement à la plupart des blondies n'avait pas tendance à se montrer brutal pour si peu. Sans doute demain matin lorsqu'il réentendrait un "tu" cela lui provoquerait une petite agression mentale mais pour le moment...
"Comme tu veux..."
Retirant ses cuissardes douloureusement il se retourna cette fois vers lui en entendant sa réponse, décidément cet humain n'était pas commun, sa réponse lui esquissa pour une fois un sourire amusé mais sans sous entendu désagréable, il souriait sincèrement. Le voyant partir dans la salle de bain il lâcha faiblement.
"J'aurais perdu la raison dans ce trou bien avant de songer à te mettre dehors.... Tu es la seule personne ici qui me permette de ne pas devenir dingue..."
Le voyant revenir il se tue et sursauta lorsqu'il lui attrapa les pieds ses cheveux vibrant doucement de méfiance alors que ses yeux orageux le détaillait silencieusement, il était épuisé et il lui fallut un temps avant de comprendre ce qu'il lui faisait. Il se laissa faire calmement ses cheveux redevenant aussi inerte que tout être humain, les yeux mi-clos il le détailla, effectivement il ne comprenait pas pourquoi il se donnait la peine de l'aider mais il ne chercha pas à comprendre ni à se prendre la tête, tout ce qu'il voulait c'était être bien.
Il releva les yeux en le voyant s'affaler sur un fauteuil et ne pu que constater le contraste entre le jeune homme et ses meubles hors de prix tout autour. Curieusement loin d'être dégouté dans une idée égoïste typiquement blondie du style "tu salies mes meubles", il en ressenti une étrange envie d'aider cet homme, ce n'était pas de la pitié, il en fallait plus pour arriver à faire ressentir de telles choses à un blondie, non, disons qu'il prenait conscience du fossé qu'il y avait entre lui et Jun, ce n'était pas une constatation méchante loin de là.
Il l'écouta parler mais ne prit pas la peine de répondre tout de suite, il resta à l'observer calmement. Voyant le silence perdurer il lui sembla presque impossible d'ouvrir la bouche, le simple fait d'entendre sa voix résonner dans la pièce et vibrer dans ses tympans lui semblait insurmontable. Lui il n'avait pas prit la phrase de Jun du tout pour une blague mais plutôt pour la triste réalité de ce qui se passait dans leur monde. L'observant à n'en plus finir dans son fauteuil brodé des plus finement il fini tout de même pas ouvrir la bouche, la voix bien plus douce qu'habituellement, il était fatigué et se lâchait un peu plus.
"Si je t'ai prit avec moi ce n'est pas dans le but d'avoir un meuble de plus... J'en ai bien assez comme tu peux le constater... Cela dit ta santé est effectivement en péril... Si l'on sort d'ici je t'aiderai et tu verras qu'au final c'est toi qui va péter un plomb à devoir me supporter plus longtemps que tu ne l'aurais imaginé."
Il sourit tendrement ses yeux de chat orageux se plissant doucement, s'appuyant sur ses genoux il se releva douloureusement.
"Je vais me coucher je suis mort, prend ce que tu veux ou tu veux que ce soit pour manger ou autre je te l'ai dit fais comme chez toi, tu n'es pas un meuble, disons que tu es plutôt... Mon invité."
Il parti en direction de la chambre mettant un petit moment à se souvenir de quelle porte il s'agissait.
"Juste, si tu rentres chez toi... Laisse-moi un mot histoire que je ne te cherche pas... Si tu veux dormir avec moi, tu peux.... Et merci pour ce que tu as fait, ça m'a fait du bien... Demain je changerai de chaussure."
Tout en parlant il se déshabilla et laissa tomber en vrac la totalité de ses fringues à même le sol, beaucoup trop épuisé pour s'amuser à ranger. Mentalement il ouvrit ses draps et se jeta dedans les bras sous son coussin dormant sur le ventre le drap lui tombant au creux des reins, ses longs et magnifiques cheveux s'étalant autour et sur lui. Amélios ferma les yeux, il avait le sommeil fragile et le fait de ne pas être chez lui avait le don de le travailler. Cela dit, peu à peu, il commença à s'endormir doucement. Phénomène rare, il ne s'était pas mis au milieu ayant laissé de la place à Jun s'il souhaitait venir le rejoindre.
[Désolée c'est un peu court]
_________________ Sonne le glas de ces mondes factices Sonne le glas de ces mondes intangibles Mes pensées tanguent, tes lèvres pourpres... [Moi Dix Mois : Front et Baiser]
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